Tout le monde peut se tromper !

Est-ce que faire l’expérience de quelque chose qui ne fonctionne pas, ne sert à rien ? Est-ce qu’une décision prise, qui n’aboutit pas à ce qui était espéré, revient à avoir commis une erreur ?

Souvent, on entend dire qu’il faut laisser les enfants grandir en leur accordant le droit à l’erreur ou bien qu’ils apprendront de leurs erreurs.

Lorsque l’on est enfant, il peut y avoir un côté très culpabilisant et décevant à se dire que l’on s’est trompé. L’enfant peut en venir à la conclusion qu’il n’a pas été assez perspicace ou qu’il n’a pas assez de compétences pour faire les bons choix (schéma qui va ensuite se répéter à l’âge adulte). Bref, la confiance en soi en prend un coup !

Cette peur du jugement négatif va bloquer la prise d’initiatives; alors même que pour se construire, les enfants ont besoin de tester, de sentir, d’assouvir leur curiosité, … En effet, c’est ainsi qu’ils apprennent l’effet de cause à conséquence et développent leur esprit logique, qui leur sera utile plus tard pour la rédaction de textes, la résolution de problèmes mathématiques, l’apprentissage de la responsabilisation…

Ce qui intéresse l’enfant dans le processus d’expérimentation n’est pas tant le résultat que le chemin pour y arriver. L’enfant prend un énorme plaisir dans sa démarche :

  • la surprise d’avoir découvert une situation à laquelle il est confronté pour la première fois,
  • la capacité à émettre des hypothèses,
  • la conception de l’action qui permettra de vérifier ses hypothèses,
  • la satisfaction d’observer le résultat.

Quelque soit l’aboutissement, l’enfant se voit en génie… et il a bien raison ! Il a été capable d’élaborer un processus complexe et il a appris de manière autonome.

Comment soutenir l’enfant de manière positive ?

  1. Valorisez la prise d’initiatives même la plus farfelue (à vos yeux) dans la limite de la sécurité physique évidemment : « Hum intéressant ton dessin de bateau avec les balais pour frotter le dos des baleines lorsqu’elles se promènent dans l’océan ! »
  2. Accompagnez les expériences bien que parfois vous ne compreniez pas tout à fait l’aboutissement : « Un bocal? Des ciseaux? Du papier alu? Un peu de scotch? Un cure-dent?? Une cuillère de confiture??? Oui, oui, tu peux les prendre! »
  3. Reconnaissez les résultats, même s’ils vous paraissaient tout à fait logiques : « Ah oui, tu as bien fait d’essayer cela, maintenant tu sais que si on mélange du bleu et du jaune, on n’obtient pas du violet. »
  4. Aidez l’enfant à améliorer ses prochaines expériences; être scientifique, ça prend du temps : « j’aime bien ce que tu as construit, mais ce qui pourrait être bien pour les prochaines fois, c’est que tu mettes un plastique pour éviter que la colle soit difficile à enlever de la table. »

Lorsque vous croyez voir « un mauvais choix », « une erreur » ou « une bêtise », pensez que l’enfant est au travail : il est en train d’expérimenter ou d’essayer quelque chose.

Il a besoin de vous pour le guider. En accompagnant sa prise de « risque », vous lui inculquez la valeur de chaque expérience et vous vous dégagez de la notion « c’est bien/c’est pas bien » pour le mode « j’ai essayé, voilà ce que ça a donné ».

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